Le Journal de Frankie Pratt-Caroline Preston

Publié le 7 Octobre 2012

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Un peu de légerèté, ça fait du bien, ce roman graphique l'est. Un bon compromis entre le roman et la BD. Ce roman se présente sous la forme d'un journal illustré de photos, dessins, coupures de journaux dans lequel la jeune Frances Pratt relate cette période ou sortie de l'adolesence, la jeune femme cherche sa place. Tout cela à l'époque des années 1920 entre New York et Paris. Ce roman est découpé en 4 époques bien distinctes.

 

Autant le dire, ce roman rappelle des lectures de jeunesse. Caroline Preston s'est inpiré de la vie de sa Mamam, filleule de Sylvia Beach, la fondatrice de la librairie Shakespeare & Co.

Le journal relate la petite vie de Frankie, orpheline de père, élevée par sa mère infirmière dans la campagne du New Hampshire. A le fin de sa scolarité, elle choisit de travailler au lieu d'intégrer l'université de Vassar, pour subvenir à sa famille. Elle compte suivre les pas de sa mère, en travaillant aupèrs de la vieille Mrs Pingree. Elle tombe sous le charme du fils  de son employeuse, le capitaine Jamie Pingree, ah le fantasme de l'uniforme. L'idylle pourrait être des plus propice, si le jeune homme ne  soignait pas ses blessures de la grande guerre, où il a combattu comme pilote.

C'est sans compter sur la bienvaillance d'une mère, qui fait tout pour éloigner sa jeune fille de ce pilote et réussi à l'envoyer à l'université de Vassar, l'équivalent de Yale pour les jeunes filles de bonne famille New Yorkaise. Une université ou 80% des étudiantes terminent mère de famille au bout du parcours, ce n'est pas l'objectif de Frankie, qui compte devenir écrivaine, elle a de l'ambition la jeune Frankie, dans cet univers d'homme.

Je ne me lasse pas de ces livres, qui évoquent avec beaucoup de charme et de légèreté les années 20, bien sur c'est un peu toujours les mêmes ficelles, New York et l'ambiance de Greenwich village, Paris et sa rive gauche accueillant tout ces écrivains et artistes en mal de vivre, époque propice à l'explosion de leur talent. C'est le début des succès littéraires de Francis Scott Fitzgérald, James Joyce et d'évènements marquants comme la traversée de l'Atlantique en avion par Charles Lindberg, alors que la traversée par mer prend 5 jours entre New York et Paris par les liaisons de la Cunard. Bien sur, ça rapelle Paris est une fête d'Hémingway.

 Le journal est agréablement illustré, certaines photos sont authentiques, d'autres sont des dessins d'époque. C'est très différent d'une BD, car les personnages ne sont pas reproduits à l'identique, ils changent de visages d'allure selon les situations. Les illustrations de Frankie changent au fur et à mesure qu'elle grandit. Cela donne une deansité historique à ce roman graphique.

L'histoire fait appel également à la mémoire de ces petits détails, qui ont fait le quotidien et qui ont aujourd'hui disparu. Frankie ballade avec elle une machine à écrire, modèle Corona. Si cette époque vous invite à la rêverie, ce petit livre illustré est des plus plaisant à lire, et Frankie Pratt à la bonne humeur contagieuse.

Lu pour les challenge vintage, une rentrée en pensionnat sur WD et le challenge Fitzgérald d'Asphodèle 

 

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Rédigé par nathalia

Publié dans #Romans Vintage

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Amélie 23/12/2012 15:24


J'ai eu un gros coup de coeur pour ce roman graphique, on est portés dans les Années Folles, l'objet est magnifique, vraiment un très bon moment de lecture. 


Au plaisir de revenir sur ce blog


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Amaryllis 24/10/2012 23:16


ça a l'air très sympa ce livre, une vraie découverte en plus le graphisme est trs beau à première vue. J'en profite aussi pour te dire que je lis aussi Les Vaincus pour Masse critique. Je n'ai
pas commencé mais cela ne saurait tarder vu la longueur. Bonne lecture. 

nathalia 01/11/2012 11:12



Oui, c'est un roman graphique, assez léger. Pour les Vaincus, je n'ai pas encore démarré alors, je pense qu'il me faudra plus d'un mois pour le lire ...