Buvard-Julia Kerninon

Publié le 30 Décembre 2014

Buvard-Julia Kerninon

Que ce soit dit une fois. Que ce soit bien clair. Je trouve mon travail suffisamment violent à accomplir pour ne pas désirer la même qualité de violence dans ma vie personnelle.

Buvard met en scène la rencontre entre Lou, un étudiant de 21 ans introverti mais passionné au passé douloureux et Caroline N.Spaceck un écrivain célébré et reconnu de par le monde mais une personnalité sulfureuse qui a connu une gloire précoce et scandaleuse. Pour soigner ses blessures, l’auteur vit recluse depuis des années dans la campagne anglaise et fuit presque tout contact avec la société.



Lorsque Lou se décide à aborder Caroline pour lui proposer un entretien, on sent que celle-ci ne se pliera pas aisément aux jeu des confidences …

Pourtant, ces quelques jours de huis clos, vont inverser la courbe des possibles pour l'écrivain et son lecteur assidu, ils vont se raconter et rencontrer, dévoiler leur faille.

Pour clôturer cette année de livres, j'ai eu envie d'évoquer cette lecture, une fois lu je n'avais pas vraiment tilté sur son contenu, je l'avais trouvé intéressant l'écrivaine isolée dans le Devon, ça m'évoquait Christie, sans pour autant que Caroline N Spacek colle complètement à la personnalité de la grande romancière british, j'y voyais plutôt Salinger, pourtant cette idée de traverser la Manche jusqu'au Devon me semblait si accessible.

Puis au final, je m'identifiais mal à cette idée de rencontrer les auteurs que je lis de manière assidue, parfois leurs livres me suffisent, ce roman de Julia Kerninon avait eu du mal à trouver un écho en moi.

Puis, je l'ai mûri, j'y suis revenu, j'aimais le style de Julia Kerninon, le huit clos est plutôt réussi, tendu parfois, la plume de Julia Kerninon est à la fois sensible et percutante, et au final je me suis simplement dit qu'on finit toujours par la force des mots à rencontrer un auteur, dans des moments de solitude qui n'en sont pas vraiment, de se délecter de belles phrases, et parfois j'ai cette idée qu'il faut aussi lire "entre les lignes".

Sure, que ce roman est à lire.

Rédigé par Nathalie

Publié dans #Littérature Française

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keisha 31/12/2014 15:59

Bien sûr qu'il est à lire, une belel surprise pour moi!